Qui de nous, n’a
jamais pensé ‘je ne suis pas laïque’ :
personne ! Notre culture, tout droit issue de la troisième
république, a fait que nous avons toujours
considéré la laïcité comme faisant partie
intégrante de l’Instruction Publique d’abord, de
l’Éducation Nationale ensuite.
Pourtant ne serait-elle pas à
dépoussiérer, cette vieille dame, née dans un
vieux
pays du vieux continent ?
En effet, tout à la défense, fort
justifiée des retraites, n’oublie-t-on pas, son
côté
vital pour la liberté, l’égalité et la
fraternité dans l’éducation. ?
L’école laïque, est le lieu par
excellence, où se forge la tolérance qui permet
d’accepter
le petit camarade, puis le copain, puis l’ami dans sa différence
raciale ou religieuse.
La loi Falloux a fait que les guerres de religion
sont terminées en France. Ce n’est pas le cas dans d’autres
états, considérés comme au moins aussi
civilisés que le nôtre, en Europe.
Si l’on n’y prend garde le service public
Éducation Nationale, peut être démantelé
insidieusement : moins de recherche, moins de professeurs, moins
de
surveillants, moins de classes maternelles, pas de psychologues au
collège et au lycée, voilà qui pourrait faire les
beaux jours d’une entrée triomphale du privé dans
l’éducation. Or, seul, un service public, dans la
générosité et la solidarité qui le
sous-tendent, peut promouvoir la notion de laïcité.
Les événements que nous vivons, tant
nationaux qu’internationaux, prouvent que cette conception de la
République laïque est la bonne. C’est cette
République qui engendre des hommes et des femmes debout.
Alors restons VIGILANTS. Derrière des
revendications matérielles qui ont leur poids, ne perdons pas de
vue les enjeux éthiques qu’il faut sauvegarder à tout
prix
pour que la France reste un phare de démocratie pour son peuple
et pour le monde.