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A la suite de l’annonce par le Premier
ministre de la
création d‘un grand service public de l’orientation, puis
d’informations
faisant état de déclarations ministérielles
à très court terme sur un schéma
national de l’orientation, l’UNSA Education avait souhaité avoir
des
informations sur les projets en cours.
Une
délégation composée de Farid Bousmia
(SNPsyEN), Yvette Destot (SNI.EN), Philippe Niemec (SE-UNSA), Philippe
Vincent
(SNPDEN) et Marie Lucie Gosselin
(fédération) a été reçue le 21
février 2006 au cabinet du ministre de
l’Education nationale par Emmanuel Roy, conseiller social Richard Mazur
conseiller technique chargé de l’enseignement professionnel,
l’apprentissage et
les relations avec le monde économique, et Claudine Roux
Gelberger, chargée de
mission pour l’orientation à la DESCO.
La réunion a peu porté sur les
COPsy . Les questions à leur propos furent éludés.
Selon les conseillers du MIN pas de disparition des COPsy. Selon eux,
les 55 postes au concours (la plus forte baisse de recrutement depuis
des années) ne préjugent de rien pour 2007.
L’ambition du gouvernement pour
l’orientation et
l’insertion professionnelle.
Nous avons été
longuement informés de l’ambition du gouvernement pour
l’orientation et
l’insertion professionnelle. Pour lutter contre le chômage, il
faut travailler
très en amont. Le gouvernement veut donc mettre en œuvre un
schéma national de
l’orientation par une série de mesures
cohérentes et coordonnées. Une réflexion est
menée en interministériel avec les
nombreux ministères concernés (Education, Travail,
Agriculture, PME….). Un
groupe de travail associe différents services du
ministère, l’enseignement
supérieur étant aussi concerné, et les chambres
consulaires. Un décret simple est
en préparation. Il devrait porter sur une grande partie des
mesures prévues. Un
texte complémentaire sera nécessaire pour les
universités. Pour l’instant, il
n’y a pas de projet de texte en consultation, l’avis des autres
ministères
étant requis au préalable. Nos interlocuteurs
souhaitaient recueillir nos
propositions. Nous n’avons pas pu obtenir d’informations très
précises sur ce
qui se dessine. Peut être n’étaient-ils eux-mêmes
pas en capacité de le faire.
Pas de changement des statuts, pas
de suppression des COPsy,
pas de décentralisation, pas de réduction du nombre de CIO
Il nous a été affirmé
qu’il n’y aurait pas de changement des statuts, pas de suppression des
COPsy,
pas de décentralisation, pas de réduction du nombre de
CIO (en réponse aux
inquiétudes découlant de la restriction importante des
postes offerts au concours
en 2006).
Nous avons rappelé
que pour l’UNSA Education, l’orientation devrait être un
processus continu
depuis le début du collège. Pour construire une
orientation positive, un
accompagnement approprié, une éducation aux choix bien
mise en œuvre, devraient
être offerts à tous. La découverte professionnelle
3h en classe de 3ème
devrait concerner tous les élèves. Les équipes
pédagogiques doivent s’impliquer
dans cette éducation à l’orientation. Cela
nécessite une formation adaptée des
enseignants et une autre organisation de leur service. Les COPsy
apportent leur
expertise propre. La démarche pour l’éducation à
l’orientation a été précisée
dans une circulaire de 1996 dont les orientations restent
d’actualité mais
n’ont pas été vraiment mises en œuvre. Le portfolio est
un outil intéressant à
développer.
L’apprentissage junior
Pour les
conseillers du ministre, l’apprentissage junior ne relève pas de
l’orientation,
mais d’un choix volontaire de l’élève et de sa famille.
Sans doute ne faut-il
pas faire apparaître la réintroduction d’un palier
d’orientation en fin de 5ème ! R.
Mazur a défendu
vigoureusement cette
décision gouvernementale pour les élèves en
difficultés au collège, en
expliquant que les étapes de l’acquisition du socle commun
pourraient être dans
ce cas organisées de façon modulaire et que la validation
finale pourrait se
faire par le CAP ou le BEP, à défaut du diplôme
national du brevet.
Le rôle des parents.
Nous avons été
longuement interrogés sur le rôle des parents. D’une part,
pour faire connaître
les métiers qu’ils exercent. Leur participation depuis de
nombreuses années aux
carrefours des métiers dans de multiples établissements
semble méconnu du
ministère. D’autre part sur leur rôle dans les
décisions d’orientation. Pour
l’UNSA Education, la responsabilité des parents est
entière dans les décisions
qui concerne leur enfant. Il doit être tenu compte de leur choix.
Le dialogue
est essentiel et doit être développé.
L’organisation
du futur schéma national,
Sur l’organisation
du futur schéma national, nos interlocuteurs n’ont pas
été très précis. Pour
eux, les prestations individuelles (bilan de compétences,
conseils) sont
essentielles, mais pas pour tous les élèves. Il y a
beaucoup d’intervenants
potentiels : les enseignants, les 5000 COPsy, mais aussi les
branches
professionnelles, les chambres consulaires, les régions, les
missions locales,
les réseaux information jeunesse. Il a été
question de souplesse, de
pragmatisme. Les CIO sont identifiés comme les acteurs les plus
connus à
l’Education nationale mais ils ne peuvent pas avoir le monopôle
de
l’orientation. Le ministère souhaite dynamiser les
collaborations en s’appuyant
sur l’expérience acquise par certaines académies. En ce
qui concerne la
formation initiale, le pilotage relèverait de l’Education
nationale, avec le
recteur comme chef de file. Le délégué
interministériel sera rattaché à l’Education
nationale (Le directeur de l’ONISEP vient d’être
désigné à ce poste). Le schéma
national englobera aussi l’enseignement supérieur avec la
volonté de mieux
réguler les flux vers les classes de BTS et les IUT, sans
toutefois instaurer
de quota.
Tout cela reste
encore assez flou. Tout comme le calendrier. Le projet de décret
qui devait
voir le jour en décembre, puis en mars sera peut être mis
en concertation en
mai pour une application en 2006-2007.
Les propositions de l'UNSA Education
pour une orientation positive pour tous
les élèves
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